Solo/Duo Cotentin Val De Saire – 25/26/27 mai 2018

 

Le podium solitaire :

Night & Day : Pascal LOISON
VMG Usinage : Eric YON
Pogolyre : Bruno MICHON

Le podium double :

Oirrior : Thierry LECURU/Louis PEREIRA
Carabot : Marc GADBIN/Thierry DIGNE
Facnor Sparcarft : Dominique LANIECE/Daniel DELAHAYE

Deuxième édition avec une petite évolution dans le format, les doubles sont les bienvenus. Cette année la régate a regroupé 17 bateaux navigants durant 1, 2 ou 3 jours, les Saint Vaastais nous ont rejoint pour en découdre sur quelques manches, belle surprise. Les conditions météos n’étaient pas très engageantes pendant la semaine précédant la course, le comité a même douté mais le Cercle Nautique Cherbourgeois est toujours auréolé de sa bonne étoile qui veille au bon déroulement des manifestations.

Comme l’année dernière, cette course est une occasion de naviguer ensemble dans la bonne humeur. Attention ne nous y trompons pas, les régatiers sont quand même des compétiteurs, donc, un bateau qui se trouve derrière est une bateau ami, le contraire est inacceptable !!

Manche 1
Une manche avec des vents entre 5 et 10 nœuds, 8 doubles et 6 solitaires pour s’affronter dans une mer très calme avec une visibilité quasi nulle à cause de la brume…

Immersion sur le J80 Facnor Sparcarft – Dominique Lanièce

Après une prise de contact rapide avec l’équipage ! (Daniel et moi-même allons naviguer pour la première fois ensemble). Check du bateau, explication pour les manœuvres de spi et réflexion rapide sur les possibilités de sortie de la rade dans cette brume totale qui vient d’envahir le plan d’eau. La passe de Collignon est une option possible mais pas si simple à engager vu l’heure de la marée et l’absence totale de visibilité.
Sortie du port, 2 virements de bord et notre nouveau DUO est suffisamment entrainé pour attaquer la manche.
Départ au près plutôt en haut de ligne bien dégagée et très vite le j80 prend sa cadence derrière un figaro 1 et les 2 JPK de la flotte. Le vent est instable, et compte tenu de l’absence de visibilité il est difficile de repérer les zones plus actives. Nous rentrons en grande rade du côté du nouveau terre-plein, le bord bâbord semble plus adonnant mais au regard du courant observé sur les casiers de la zone, la décision est prise… Nous tentons la sortie par Colignon. Un peu plus loin sous notre vent, Night & Day semble faire la même chose.
La tablette avec Navionics est sur le pont, il s’agit de bien placer les 1,5 mètres de tirant d’eau du J80 Facnor Sparcarft, d’autant plus que Daniel mon équipier garde un très mauvais souvenir de ce passage ! (VMG usinage sur lequel il navigue régulièrement avait talonné l’année dernière dans la passe). Nous voyons très bien le sable et quelques algues très proches sous la quille …Night & Day s’engage juste devant nous et cela passe sans souci pour tout le monde.
Comme prévu gros boost de courant vers l’est et nous privilégions une route plutôt à terre comme le JPK que nous arrivons à voir de temps en temps entre 2 nuages de brouillard. Dernier virement au niveau de l’anse du brick (nous avons vu la plage) pour attaquer le passage de la bouée la pierre noire.
L’option est elle bonne ? nous sommes rassurés en arrivant à la bouée car l’autre JPK Jaasap sort de la brune en nous doublant sous le vent et enroule les pierres noires juste devant nous.
S’enchaîne ensuite une série de virements dans des gammes de vent parfois très légères et toujours rien à voir, les 2 JPK ont accéléré. Ou sont les autres ? mystère mais les annonces VHF de passage au Pierre Noires nous rassurent.
Le courant accélère et nous passons les Equets assez haut en tentant un premier envoi de spi en approche de Gatteville…trop tôt…il va falloir que je réinstalle une girouette !
Nous prenons notre temps à la Jamette dans le 270 °, toujours seuls dans la brume sauf au niveau de Barfleur ou surgit quelques secondes une étrave derrière nous (nous pensons que c’était Crazy Goose)… Alerte générale à bord ! avec Daniel nous pensons que tout le monde revient à la charge et nous nous reconcentrons sur la marche du bateau. Envoi de spi peu de temps après et accélération du J80 sur un bord un peu pointu. Nous arrivons à Gavendest qui surgit juste devant l’étrave et passons la ligne d’arrivée en troisième position scratch derrière les 2 JPK en apercevant derrière FELIX le x302 qui s’extrait de la brume.
Au final 5,1 nœuds de vitesse moyenne sur cette manche, nous sommes plutôt satisfaits au regard de la vitesse des JPK (5,3 nœuds pour le premier).

Manche 2
Des vents forts annoncés par météo France avec des orages… En réalité il ne dépassera pas 22 nœuds. Les Saint Vaastais nous ont rejoint pour en découdre avec leurs voisins Cherbourgeois avec une manche de 35 milles. Des manœuvres, des manœuvres, des manœuvres… 5 envois de spi pour Pogolyre et beaucoup de marins fatigués le soir en rentrant au port.
Récit de Pascal Loison, skipper du JPK 1010 Night and Day
Samedi 26 mai ; manche saint vaastaise de la solo duo cotentin val de saire ; parcours côtier en baie de Seine.
Première bonne nouvelle, la météo : ça fait plusieurs jours qu’ils annonçaient baston de nord-est (30 nœuds grib ….), j’avoue que en solo ça ne me faisait pas rigoler du tout et ils ont revu les prévisions à la baisse, 15 nœuds grib, même avec 20% de TVA dans les rafales , c’est mieux !
Analyse du parcours : c’est moins bien ; Bruno, notre directeur de course bien aimé, qui participe à la régate lui aussi, ne s’est pas fait de cadeaux et ne nous en a pas fait non plus ! 35 ou 40 milles, je ne sais pas très bien, mais je sais qu’on va avoir mal aux mains ce soir. Car il y a de la manœuvre au programme et surtout des bords un peu chauds, spiables probablement, mais ça serait plus certain avec 5 bonshommes au rappel !
Départ sous spi ; il n’y a pas bcp d’eau sur la ligne, les envois de spi en équipage réduit dans 18 nœuds de vent ça ne se passe pas toujours en ligne droite, bref je suis un peu trop prudent et Nicolas Pasternak sur Jaasap ( quasi sistership) part un peu mieux, juste au vent, aïe, ça va être compliqué de le doubler maintenant ; j’essaie de glisser vers la côte pour m’éloigner de son dévent, j’y arrive pas mal, la marque se rapproche, je relofe, ça accélère un peu, bilan de l’opération nous arrivons en tête à la marque mais c’est lui qui est devant, exactement d’autant qu’au départ ;
j’espère qu’il va foirer son affalage et me laisser un peu de place pour me glisser à son vent pour le bord de près, c’est raté ! il ne foire rien du tout l’animal, c’est moi qui suis un peu moins prompt à me régler au près et je suis pile dans ses fumes ; en plus on a été tous les 2 très ( trop) prudents sur le choix de la voile d’avant et avec le solent il faut rester à la barre sinon on plante des clous dans le méchant clapot ; je m’extrais du dévent, me concentre à la barre, décide d’utiliser pour le bord de spi suivant le 2e spi, un peu plus petit, et de ne pas perdre de temps à ferler le grand spi dans ce bord de louvoyage d’un mille ; bilan de l’opération j’ai repris un mètre ( si , si) à Nicolas et on enroule la bouée exactement dans le même ordre . Grrrrr……
C’est reparti sous spi jusqu’à la bouée de Carentan ; il a remis son grand spi, j’ai mis mon spi de figaro un peu plus petit, mon envoi a été meilleur que le sien ( mon spi était lainé, pas le sien), je suis devant, et bonheur supplémentaire le bord est assez serré, c’est plutôt mieux avec un petit spi, d’autant que le vent refuse petit à petit et que ça nous oblige à affaler quelques centaines de mètres avant la bouée ; j’ai quand même eu le temps de changer de foc et remis un génois ; j’ai eu le temps aussi de voir que la flotte n’est pas loin et qu’en temps compensé ça doit pas être brillant à ce moment-là ;
On repart donc au près vers Norfolk ; c’est du louvoyage ; et le vent qui jusque-là tournait autour des 15 nœuds force progressivement ; c’est normal j’ai changé de foc ! Nicolas est 100 m derrière, les deux bateaux font jeu égal ; je descends ferler les spis, quand je remonte, catastrophe le vent a adonné et Nicolas qui était resté à la barre en a profité, pas moi ; il est toujours derrière, mais au vent, et je sens qu’il se marre…… On vire de bord quasi ensemble, à un moment on se recroise et on est vraiment à égalité, donc ça ne va pas du tout car je suis en groupe 27 et lui en 26,7, il est donc devant en compensé. Grrrr…..

J’enroule Norfolk un peu devant, on renvoie un spi, Nicolas le grand, moi le petit et c’est reparti pour les iles Saint Marcouf ; la brume se lève, il y a du soleil, on est à dix nœuds surface, ça surfe un peu, la vie est belle ; mais dans les piaules, il ne faut pas compter sur les équipiers pour choquer le spi…. Et on part au lof , je vais mettre du temps à repartir parce que celui qui choque le spi c’est moi, et comme c’est moi aussi qui le borde j’essaye de ne pas trop le choquer ; le problème c’est que tant que le bateau n’a pas repris sa vitesse il repart au lof dès que le spi se gonfle et je vais même à un moment regarder derrière pour vérifier que j’ai toujours deux safrans, je commence à me demander si j’en ai pas perdu un tellement le bateau est difficile à remettre sur les rails ; finalement spi choqué en grand, c’est reparti, et Nicolas est 50 m devant ………On passe ainsi la pointe de Saint Marcouf, paysage pelé, austère, mais c’est beau….. Ca sent un peu le guano…..
Retour au près pour un grand bord vers Gavendest ; A la bouée Nicolas a eu quelques soucis ; il traîne une ficelle, avec au bout une ancre flottante (trop petite pour le ralentir vraiment malheureusement) ; mais ça l’occupe …. Je vais plus vite que lui, et parviens à me glisser sous son vent ; le vent a un peu adonné, ce n’est plus du près serré, les 2 JPK partent dans « un bord de sangliers », 40° de l’apparent, 20 nœuds de vent, 8 nœuds de vitesse, côte à côte, peut-être 100 m de décalage latéral ; on met le pilote tous les deux, je descends ferler le spi, réfléchir à la suite, je remonte préparer le module pour l’envoi du spi à Gavendest ; et tout d’un coup, je suis à l’avant du bateau en train d’essayer de dégager un bras de spi qui est sous le foc, et j’entends Nicolas qui crie ; je me retourne et j’ai peur : il ressemble à un indien avec des peintures de guerre , il est couvert de sang ( il s’est blessé en se cognant la tête dans le cockpit et le cuir chevelu ( ?) ça saigne pas mal) ; et il est à 10 m de moi et les deux bateaux foncent à 8 nœuds toujours secoués par un méchant clapot. Et on se rapproche inexorablement ; finalement on va parvenir à peu près en même temps à trouver le bouton « stop » et à écarter les bateaux mais c’est vraiment passé pas loin………
Je suis un peu devant à Gavendest, j’enroule la bouée, j’empanne, cap au sud vers Saint Floxel ; Nicolas ne fait qu’abattre et continue tribord amures, droit vers l’ouest, vers Saint Vaast ; je comprends qu’il abandonne, ça peut s’expliquer, il est blessé ( il bouge encore cependant et ça n’a pas l’air trop grave), et puis on s’est vraiment fait peur, il a probablement eu plus peur que moi car il a eu, lui, le temps de réaliser …..Donc je me dis qu’il abandonne et fait route sur Saint Vaast, et du coup je me dis que c’est les vacances, je suis moi aussi un peu choqué, le bord a l’air serré, ça avance bien comme ça, je ne mets pas le spi ; les autres ont l’air loin. « C’est fini les conneries » ; en regardant la carte, surprise , il y a des AIS et ils suivent tous Nicolas ! je me mets à paniquer ; y a-t-il eu réduction de parcours ? j’avoue que si le semi rigide arborait un pavillon S je ne l’ai pas vu ; je n’ai rien entendu à la VHF mais dans l’ambiance ( la collision évitée de peu, la préparation de l’envoi du spi, une – légère-fatigue-qui-se-met-en-place) c’est plausible ; encore un peu et je fais demi-tour, sauf que Bruno répond à un concurrent qui demande s’il y a réduction de parcours à la VHF et confirme qu’il faut aller à Saint Floxel. Merci Bruno ! ouf ! Je continue ma descente et commence à me poser des questions ; le vent faiblit ; il adonne ; il reste 2 milles et je peste ; c’est débile de n’avoir pas mis de spi…… je me traîne ; finalement les autres sont assez loin, je persiste dans l’option du repos, pas de spi, je descends sous foc et on verra bien. Je range le spi, le tangon, prépare tout dans ma tête pour la remontée vers l’arrivée ; l’heure de la renverse, les obstacles éventuels sur la route, faut-il plutôt aller à terre, au large ? Je suis prêt, il reste un mille ……. Et je commence à apercevoir des spis et notamment un certain Jaasap ; Il revient ! Il n’y avait pas de témoin de la façon dont j’ai enroulé la bouée de Saint Floxel, c’est une bonne chose car dans une pétole très molle, le courant de face, pas de spi, j’ai accumulé les conneries et dû faire 6 empannages avant d’y parvenir pendant que l’autre enragé me tombait dessus à vitesse grand V avec son spi.
Le dernier bord se passe bien. (surtout par rapport à ce qui va se passer pour les suivants) ; c’est mou, très clapoteux, il ne faut surtout pas pointer, naviguer peu bordé, et le vent force à nouveau en approchant de Saint Vaast ; je coupe donc la ligne en tête et attends les suivants ; j’attendrai longtemps ! Ils vont avoir encore plus de pétole que moi et ça va donc bien se passer au général. Mais c’est dommage que Nicolas ait abandonné dans la pétole car il avait fait une course magnifique et était certainement en tête en compensé à Gavendest.

Manche 3
Dernière manche en direction de Cherbourg pour une remise des prix qui a eu lieu à 18h00 au Cercle Nautique Cherbourgeois. Un vent faible au départ de Saint Vaast qui oblige le comité de course à organiser un départ à la tourelle cardinale Est Roches Dranguet afin de retrouver du vent frais qu’il n’y avait pas devant Saint Vaast. Nous avons toujours nos 8 équipages doubles et seulement 4 solitaires sont présents sur la ligne de départ.

En direct de Pogolyre – Bruno Michon

La sortie du port se fait dans une brume à couper au couteau et je me rends compte que mon pilote ne répond plus !! Ça va être chaud de tenir le spi, la barre, regarder la carto…
Direction la ligne au moteur et à 10h50… Top départ.
Sur la ligne nos amis de Seliov descendent bâbord amure ! ce qui m’oblige à lofer légèrement et surtout à me mettre en difficulté pour passer le bateau comité, le courant me pousse et je passe à quelques dizaines de centimètre de leur mouillage ! Ouf ça passe… Presque tous les bateaux ont déjà envoyé leurs spis sur la ligne, moi, je suis sous génois et j’attends d’être dans une situation claire pour manœuvrer, je rappelle que je n’ai plus de pilote et je n’ai que deux bras. Heureusement le temps est calme et le spi grimpe facilement, Felix, le X302 me talonne, je m’acharne un peu sur la machine et j’arrive à prendre un peu de distance, je regarde un peu le plan d’eau, les JPK, le SunFast 3200 et le J80 sont devant moi. A terre mon « ennemi » de toujours, j’ai nommé le Deliss Rouge bien sûr. Je ne comprends pas bien son option car il y a plus de courant où je suis, mais je sais par expérience qu’il faut se méfier de Mr Yon, il est redoutable, surtout en solo.
Après une remontée plein nord, on arrive à la latitude du phare de Gatteville et je vois devant les bateaux qui dansent sur l’eau à cause des remous générés par le courant dans le raz. Certains s’arrêtent, d’autres abattent sans le vouloir, c’est le bazar complet… Il faut passer la zone pour pouvoir naviguer correctement. Pour ma part je rattrape le J80 en essayant d’empêcher de faire abattre le bateau, pas simple, avec le peu de vent, le clapot, j’ai presque plus de vitesse et je ne suis donc plus manœuvrant. Enfin au bout d’un moment ça redémarre, toujours sous spi en direction du nord, enfin sur l’eau, car sur le fond c’est plutôt du Nord-Ouest. Pendant cette phase, bien sûr, je jette un œil sur mon Deliss préféré qui continue à terre en rasant la jamette, le X302 lui est parti plus à l’ouest que moi, il est en train de couper le fromage, comme en dit en langage de marin…
L’option est claire, nous sommes tribord amure en direction du Nord-Ouest pour aller chercher l’empannage qui nous ramènera bâbord amure vers la Pierre Noire. Notre Deliss est toujours à terre et rase les Equets, il semble un peu derrière mais prudence il est tenace le coco. Toujours sans pilote, empannage sans problème et direction Cherbourg tout droit avec un spi légèrement pointu, allure de prédilection pour mon Pogo mais sans pilote je ne peux lâcher la barre, sinon, c’est départ au tas assuré. Le vent fraichit un peu, 15/16 nœuds, j’espère que ça ne montera pas plus car la météo annonçait 20/25 nœuds sur Cherbourg, je serre les dents et me refais les manœuvres dans ma tête pour l’arrivée dans la petite rade. Au passage de la Pierre Noire, Felix le X302 est devant moi, son option du fromage était certainement meilleur. En fin de compte, météo France avait légèrement trop gonflé la force vent, il ne forcira plus, bien au contraire c’est un début de pétole en approche de la grande rade de Cherbourg. A cet instant, je suis donc au téléphone avec Gérard, main droite, écoute de spi, main gauche, la barre, avec le pied, pour prendre la meilleure décision concernant la fin de la course, en effet normalement arrivé à BN2, on doit repartir à la bouée Roche Nord-Ouest et revenir ensuite sur la ligne d’arrivée classique devant la digue du port. Après quelques tergiversations entre Gérard et moi, la décision est prise, on réduit le parcours.
Reste donc à finir tranquillement dans la pétole, enfin ça c’était avant le coup de grisou de la météo qui nous fait une rotation du vent de 180° avec 13 nœuds qui rentre sur l’avant tribord du bateau… Résultat, le spi est à contre, faut affaler illico presto, je choque le bras, enfin l’écoute, je choque un peu de drisse et tire sur le spi pour le rentrer mais ça coince… Bien sûr de bien sûr, sous le vent il reste le tangon, donc je fonce à l’avant et tire sur le bout pour ouvrir la mâchoire, RRrrrr il casse, je décroche donc le tangon du mat et en ramenant vers moi, je libère le spi. Reste à le rentrer, faire le ménage sur le pont et dérouler le génois pour repartir vers la ligne, ouf !
J’avance et passe la ligne, je me retourne et mon Deliss arrive, il va manquer quelques minutes, il est tenace Mr Yon.. Enfin je bats les 2 JPK, ça me console, la pétole les a certainement désavantagés car ils avaient creusé un sacré écart.

Ainsi ce termine cette édition de la Solo/Duo Cotentin Val De Saire. Une réussite c’est sûr à entendre les concurrents.
Un grand merci aux compétiteurs, à nos partenaires – VMG Usinage, Ariès AMS Marine et Axe Sail – Et surtout un spécial grand merci pour Gérard, toujours sur le pont dans ces moments exceptionnels.

Maintenant c’est collation et remise des prix…….